loi travail : Blocage de l’imprimerie du journal régional Sud Ouest.

Communiqué de presse Collectif en Lutte Rive Droite / 21 mai 2015

CONTRE LA LOI TRAVAIL, BLOQUONS L’ÉCONOMIE !

Vendredi 20 mai vers 22h30, les membres du Collectif de Lutte de la Rive droite ont bloqué l’imprimerie du journal régional Sud Ouest.

Le collectif exige l’abrogation de la loi travail et dénonce l’énième déni de démocratie de ce gouvernement, les pressions du MEDEF sur les négociations de l’assurance chômage ainsi que la répression intolérable qui s’abat sur le mouvement social. Nous restons convaincu.e.s que c’est en ciblant l’économie, et donc en menant des actions de blocage sur l’économie, que nous ferons plier l’État et le patronat.

En effet, d’année en année, nous constatons que les luttes menées par les travailleur.se.s, avec ou sans emploi, jeunes ou moins jeunes, à travers les seules manifestations se soldent par un échec.

Que les manifestant.e.s soient extrêmement nombreux (en 2010 par exemple contre le réforme des retraites) ou pas, n’y change rien. La violence quotidienne de l’État exercée inexorablement par ses choix politiques et économiques se traduit par la dégradation des conditions de vie et de travail du plus grand nombre. Chômage et précarité s’accentuent et il est de plus en plus clair que cette situation, loin d’être un fléau pour les dirigeants politiques et ceux/celles du CAC 40, est au contraire un atout majeur pour tenter d’empêcher, d’affaiblir, d’étouffer et d’éteindre les luttes des travailleur.se.s, avec ou sans emploi.

Ce collectif, constitué de militant.e.s

et citoye.ne.s d’horizons multiples, en est à sa cinquième action, dont ce septième blocage d’activité économique depuis sa création le 3 mai 2016.

On y retrouve des lycéen.e.s, des étudiant.e.s, des travailleur.se.s syndiqué.e.s ou non syndiqué.e.s, des chômeur.se.s, des précaires, des retraité.e.s, des salarié.e.s du public et du privé, des intermittent.e.s et des nuitdeboutistes.

Il.le.s tentent de semer la division !

L’occupation a eu lieu de 23h à 1h30. Au pic du blocage nous étions 130 personnes. Cette action s’est déroulée de manière pacifique y compris lors de l’évacuation par les forces de l’ordre. Nous n’avons déploré aucun.e blessé.e malgré quelques coups portés et des bousculades brutales de la part de la police.

Pendant notre présence, il y a eu des dialogues avec les salarié.e.s venu.e.s s’informer aux grilles de l’imprimerie. Certains échanges étaient très constructifs, d’autres plus enflammés. Deux journalistes de Sud Ouest étaient également présents et ils ont pu nous donner leur point de vue lors de nos AG. Certains salarié.e.s nous ont fait part de l’impact économique que ce blocage portait à l’entreprise, d’autant plus qu’un plan social est annoncé dans les semaines à venir (un dépôt de grève va être proposé à ce titre).

EN MAI FAIS CE QU’IL TE PLAIT !

6-7 : Blocage Zone d’activité de Beychac

( Groupe Auchan)

13-14 : Blocage Zone industrielle de Tresses

(Entrepôts Pomona )

16-17 : Blocage Zone industrielle de Laferlingue à Ambes

( SA Perguilhem )

18-19 : Blocage Zone Artisanale du Pot au pin à Cestas

(C-discount)

19-20 : Blocage DHL à Beautiran

20-21 : Blocage Sud Ouest à Bordeaux

Communiqué du 21 mai 2016 (Suite)

Rappelons nous que le Groupe Sud Ouest est dirigé par Monsieur Olivier Gerolami, qui a annoncé fin mars 2016 une nouvelle stratégie pour le groupe, qui ne débloquera ni de nouveaux moyens financiers ni ne créera d’emplois. La Sapeso, société éditrice du quotidien, dont il est le PDG, a généré 161,1M€ de chiffre d’affaires en 2014 et 1,3M€ de bénéfice net, avec près de 1000 salarié.e.s dont 267 journalistes.

Au delà de l’impact économique que représente le blocage d’une entreprise comme Sud Ouest, c’était également ici l’occasion de dénoncer le traitement médiatique désastreux du mouvement social qui est réalisé par ce journal.

Nous condamnons fermement les choix éditoriaux et la désinformation constante que propage le journal, particulièrement dans la couverture des manifestations locales.

La manière dont Sud Ouest s’acharne à catégoriser les manifestant.e.s à coup d’amalgames grossiers est inacceptable. Il y aurait donc d’un coté, des manifestant.e.s légitimes et de l’autre, des mouvements étudiant.e.s et lycéen.ne.s ainsi que des syndicalistes, qui eux, sont scandaleusement affublé.e.s de l’étiquette de «casseurs». De plus, des supposés faits de violences extrêmes se dérouleraient régulièrement pendant les manifestions à Bordeaux et ce prétendu groupe de personnes en serait prétendument la cause.

Nous militant.e.s, jeunes, moins jeunes, salarié.e.s, précaires, syndiqué.e.s ou non, sommes présents ENSEMBLE dans les cortèges. Nous constatons effectivement des actes de violences, mais ils ne sont pas du fait des manifestant.e.s. Cette violence c’est nous qui la subissons.

Nous rappelons donc le journal Sud Ouest à ses obligation de déontologie et d’éthique journalistique, en lui suggérant, tout simplement, de retranscrire la vérité des faits, de procéder à un minimum de travail d’investigation et enfin de faire preuve de recul et d’esprit critique face aux déclarations des autorités et des forces de l’ordre .

NI AMENDABLE, NI NÉGOCIABLE! RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL !

Collectif de lutte de la rive droite

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