Députés girondins : Libérez Charlie ! votez Contre la loi renseignement

Le C.L.A.P33 poursuit

sa mobilisation CONTRE la loi renseignement.

Ci-dessous notre lettre aux députés girondins en relais de la campagne https://sous-surveillance.fr
lors du vote du 5 mai prochain, les députés doivent rejeter ce texte (en PJ : lettre et coordonnées des députés girondins)

Tous-tes concernés-ées :

Résister, informer, dénoncer, mobiliser, créer

>>Partager en nous écrivant, poster vos actions sur http://gironde.demosphere.eu/ en Gironde

>>Pétition : www.change.org : Retirez le projet de Loi Renseignement : c’est un Big Brother français.

Salutations

solidaires !


Lettre ouverte du collectif Contre Les Abus Policiers – C.L.A.P33 – Bordeaux

Mesdames, messieurs les députés girondins

En

janvier 2015, vous étiez Charlie debout à l’assemblée pour crier votre attachement à la liberté, le droit à la liberté d’opinion et d’expression, à la tolérance, pour défendre « l’esprit des lumières ».

En

avril 2015, nous vous demandons de rester debout à l’assemblée pour libérer Charlie en votant CONTRE la loi sur le renseignement,

Au premier motif qu’elle se vote en procédure accélérée, cède à la précipitation pour être adopter sans débat, sans écho aux nombreuses voix de ses opposants (La Quadrature du Net, Amnesty International, Human Rights Watch, la Ligue des Droits de l’Homme, le Syndicat des Avocats de France…).

Aux motifs fondamentauxqu’elle

déroge aux principes et aux valeurs de protection des libertés publiques et individuelles, en légalisant la surveillance de masse sans contrôle judiciaire ni argument, en renforçant l’Etat policier au détriment de ce que vous devriez incarner un Etat de droit, en instituant une société de contrôle et, en promouvant l’avènement d’une police de la pensée, rendue pleinement opérationnelle par la maitrise d’innovations et techniques intrusives au cœur de notre quotidien connecté.

Mesdames, messieurs les députés girondins

Dans

le cadre de votre mandat, vous vous devez de connaitre de manière approfondie ce projet de loi.

Nous

vous demandons de répondre plus précisément aux interrogations de notre collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) constitué de membres agissant à titre personnel en solidarité aux victimes de violences et d’abus de pouvoir émanant des forces de l’ordre.

Par

exemple, nous rendons solennellement un hommage à ces victimes en dressant un mur de panneaux en carton contre l’oubli sur les marchés et places publiques de Bordeaux.

1. Qu’en sera-t-il

de cette action collective non violente?

2. Pourrons-nous être

identifiés par une valise espionne qui simule une fausse antenne téléphone, soit «un Imsi-catcher» ?

3. Pourrons-nous si

nous sommes déjà identifiés être sous écoutes téléphoniques, fax et mails… y compris via un Imsi Catcher ?

4. Le «

Renseignement » pourra-t-il demander nos «métadonnées» aux opérateurs et hébergeurs : qui appelle qui ou qui se connecte à quoi, quand, combien de temps, où ?

5. Pourra-t-il mettre

en place une balise pour suivre notre véhicule ou l’un de nos objets?

6. Pourra-t-il mettre

en place des «filatures» (photos et enregistrements sonores) dans des lieux privés type cafés, bibliothèques etc. ?

7. Pourra-t-il installer

un mouchard («keylogger») sur nos ordinateurs et capter toutes les touches frappées sur nos claviers ?

8. Pourra-t-il poser

des micros et caméras à nos domiciles ?

9. Notre entourage

pourra-t-il désormais être aussi surveillé par ces mêmes moyens techniques ? qu’il joue un rôle d’intermédiaire volontaire ou non ? et ce même s’il n’est ni au courant ni complice ?

10. Les données

des passants qui lisent nos panneaux ou échangent avec nous et, qui se trouvent donc de fait dans un périmètre donné (entre 500m et 1km) autour de notre action, seront-elles collectées par une technique telle que l’Imsi Catcher ?

11. Qui programmera

les règles des algorithmes qui trieront hors contrôle ces données ? sur quels critères ?

12. Et si

ce n’est pas l’esprit de la loi à votre sens, est-ce que concrètement ces pratiques pourront légalement exister à notre encontre suite au vote de cette loi ? Le quiz du journal Libération affirme oui. (http://www.liberation.fr/apps/2015/04/quiz-loi/index.html)

13. Maitrisez-vous ce

qu’en feront les futurs gouvernements ?

14. Pourrons-nous poursuivre

ce type d’action collective ou sera-t-elle stoppée en amont car les prédictions des traitements automatisés de nos données feront de nous une menace intérieure ?

15. Quelle distinction

existera-t-il entre le renseignement et la preuve si cette loi est votée ?

16. Les droits

de la défense ne seront-ils pas dès lors très affaiblis ?

Mesdames, messieurs les députés girondins

Nos

questions sont nombreuses. Quelles sont vos réponses sur ces 16 points ?

L’argument sécuritaire

et anti-terroriste ne doit pas balayer ces interrogations pour légitimer le contrôle des populations. Dire un « non » implacable au terrorisme n’est pas lui offrir nos libertés.

Mesdames, messieurs les députés girondins

Au

delà de la ligne de votre parti, nous vous demandons courage et fermeté pour défendre notre intérêt collectif et universel, pour résister aux influences des pouvoirs qui exploiteront nos données personnelles, ce sont eux qui sortiront renforcés de cette loi et non la lutte contre le terrorisme.

Mesdames, messieurs les députés girondins

Libérez Charlie !

Votez CONTRE la loi sur le renseignement

Lettre députés girondins.pdf
Liste députés girondins.pdf

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