L’illusion SYRIZA

Ci-joint la réaction de Manolis Glezos, l’un des symboles de la résistance pour les Grecs, qui avait décroché le drapeau nazi de l’Acropole en 1941, aux manipulations du gouvernement Tsipras suite à l’accord de vendredi dernier.

Pour relativiser l’enthousiasme exprimé en France dans la « gauche », la « gauche de la gauche », voire la « droite » et la « droite de la droite », voici quelques éléments concrets concernant les dernières élections (chiffres arrondis) :
-> Dans un pays où le vote est obligatoire, sur 9, 9 millions d’électeurs inscrits, il y a eu 6,2 mllions de suffrages exprimés.
-> La coalition SYRIZA a obtenu 2,2 millions de voix
-> « Nouvelle démocratie », « droite » au pouvoir précédemment, 1,7 millions de voix
-> « Aube dorée », extrême-droite, 390 000 voix (425 000 en 2012)
-> Le PASOK, parti de « gauche » historique, au pouvoir avec « Nouvelle démocratie » depuis 2012 dans un gouvernement d’union nationale, 290 000 voix

Pour avoir une majorité de gouvernement SYRIZA s »est allié avec les « Grecs indépendants », 290 000 voix. Il s’agit d’un parti souverainiste, revendiquant son refus de l’immigration, le rejet du multiculturalisme et le maintien de la présence de l’Église orthodoxe dans les rouages de la société, particulièrement dans l’Éducation.

L’illusion SYRIZA commence donc à se dissiper, en attendant celle autour de PODEMOS (favori pour les élections de novembre en Espagne) et, peut-être, une autre si la « SYRIZETTE », dont rêvent Mélanchon, Besancenot, Duflot et quelques frondeurs, se concrétise.

@narmitiés.

Serge
Groupe Gaston Leval

Manolis Glezos, le 22 février 2015 :

« Changer le nom de la troïka en “institutions”, celui du mémorandum en “accord” et celui des créanciers en “partenaires”, ne change en rien la situation antérieure.
L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du Peuple grec aux élections du 25 janvier 2015.
Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
Dommage et encore dommage.
Pour ma part, je demande au Peuple grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
Mais, avant que le mal ne progresse.
Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.
»

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